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Parlons complexes !

Vous me direz que ça vous fais rire de lire une nana de 1m72 et qui pèse moins de 50 kg se plaindre de ses complexes. Mais croyez le ou non, ça n’a pas toujours été la fête dans ce petit corps. Eh non, je n’ai jamais été ronde, mais j’étais accusé d’être trop maigre.
Toute mon enfance et mon adolescence était remplie de coups de « Tu es squelettique ma parole ! », « Tu ne dois pas beaucoup manger toi ! », « Tu nous fais une anorexie c’est ça? », « Je te ressert, ça ne te fera pas de mal ! » Comme si cette louche était celle qui allait me faire gagner les 5 kg tant espérés.

Hate my body…

J’ai vécu mes complexes différemment dans deux pays différents, l’Algérie et la France.
C’était à Alger, là ou le mythe des rondeurs est si adoré. Mais là ou toutes les morphologies sont critiqués : Si t’as des rondeurs, t’es une vache, et quand t’es fine, t’es un cure dent.
Pour mieux vous expliquer l’idéal féminin là bas : Il faut avoir un ventre plat, les tétés à Lolo Ferrari et le boule de Kim K.
Si tu n’as pas tout ça, too bad, tu vivra complexé toute ta vie.
Après c’est mieux vécu par les rondes car « Au moins il y a de la matière ».
Pour résumer le truc, pendant mon adolescence, j’ai eu un regard très peu valorisant sur mon propre corps.

Fake a body…

C’est là où suit la période de dénis total. Je voyais toutes mes copines du collège commencée à avoir leurs premiers signes de puberté, alors que moi pour seul signe je n’avais que l’acné. Il fallu attendre mes 14ans pour enfin commencer à avoir un corps de femme. Je suis donc tombé dans le piège du push-up. Je m’inventaient ces formes car je ne comprenais pas pourquoi je n’en avais si peu ! Je portais des décolletés plus plongeants les uns que les autres, mais c’était seulement l’exagération de ce que je n’avais pas.
Ça me rassurait de me voir ainsi à l’époque, je me trouvais tout simplement plus jolie.
Je pense que ça a fait du bien à plein de filles cette invention, je n’irai donc pas cracher dans le push-up qui m’a permis de me sentir bien aux yeux des autres.

Accepte my body…

Comme je le disais précédemment, j’ai mieux vécu mes complexes sur Paris.
C’est connu : les Français adorent les fines.
Mais cela ne fais pas d’eux de meilleures personnes car vis à vis des rondes, ils sont tout aussi cruel.
Pour ma part, j’avais senti que les regards sur moi changeais. On m’abordaient beaucoup plus. Je me sentais plus jolie, et c’était une totale découverte pour moi.
Mais je ne décrochais toujours pas du push-up, je continuais à me dire que cela me rajoutait un petit plus.
Je commençais à voir ma morphologie autrement qu’un fardeau de la nature mais plus comme une chance d’être comme je suis.

Love that body…

J’ai hésité pour mettre ce sous-titre, je pense que « free that nippels » aurait été tout aussi adapté.
Faire modèle photo n’y est pas pour rien. Ça m’a permis de me voir de façon différente. Je me regardais sur ces photos et je me trouvais jolie. C’est là qu’est née ma « Self confidence »
Puis je me regardais vachement dans le miroir en essayant de trouver ce que j’appelle « mes atouts » pour en faire des forces. En regardant bien, et en oubliant les réflexions des gens, on se rend compte qu’on aime bien certaines parties de notre corps.
Pour ma part, je pense que j’ai perdu assez de temps à plaire aux autres, et pas assez à moi même.
Les gens qui critiquent souvent les corps des gens, sont ceux qui ont le plus de mal avec le leur.
Que la fine qui critiquera la ronde, l’envie sur ses formes généreuses et la ronde qui va faire des grimaces devant la fine fais la tronche tous les jours devant son assiette en pensant aux corps de la fine.

Il n’y a pas de dictats de la beauté, je sais que je ne vous apprends rien, mais chacun a son petit truc qui fera tourner la tête à quelqu’un.

Voilà mes amours, je crois qu’on est arrivé à la fin de mon article, qui fut pour moi l’un des plus difficile à écrire. C’est la première fois que je me livre autant dans un article.
J’espère au plus profond de mon cœur qu’il vous a plu, et que si vous cherchiez des questions face à vos complexes, vous ne trouviez peut être pas la réponse, mais que vous vous sentiez un peu moins seul.
Sur ce je vous embrasse fort et espère vous retrouver au plus vite dans un prochain article.

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